jump to navigation

DENIAL OF LIFE February 21, 2017

Posted by aldelsol in MORALITY, POLITIQUE.
trackback

259.

To refrain mutually from injury, from violence, from exploitation, and put one’s will on a par with that of others: this may result in a certain rough sense in good conduct among individuals when the necessary conditions are given ( namely, the actual similarity of the individuals in amount of force and degree of worth, and their co-relation within one organization. )

As soon however, as one wished to take this principle more generally, and if possible even as FUNDAMENTAL PRINCIPLE OF SOCIETY, it  would immediately disclose what it really is – namely a
– WILL to the DENIAL of LIFE a
– PRINCIPLE of DISSOLUTION and DECAY.

Here one must think profoundly to the very basis and   resist all sentimental weakness: life itself is ESSENTIALLY
appropriation,
injury,
conquest of the strange and weak,
suppression,
severity,
obtrusion of peculiar forms,
incorporation, and at the least, putting it mildest,
exploitation;

but why should one for ever use precisely these words on which for ages a disparaging purpose has been stamped?

Even the organization within which, as was previously supposed, the individuals treat each other as equal–it takes place in every healthy aristocracy–must itself, if it be a living and not a dying organization, do all that towards other bodies, which the individuals within it refrain from doing to each other it will have to be the incarnated Will to Power, it will endeavour to grow, to gain ground, attract to itself and acquire ascendancy– not owing to any morality or immorality, but because it LIVES, and because life IS precisely Will to Power.

On no point, however, is the ordinary consciousness of Europeans more unwilling to be corrected than on this matter, people now rave everywhere, even under the guise of science, about coming conditions of society in which “the exploiting character” is to be absent–that sounds to my ears as if they promised to invent a mode of life which should refrain from all organic functions.

“Exploitation” does not belong to a depraved, or imperfect and primitive society it belongs to the nature of the living being as a primary organic function, it is a consequence of the intrinsic Will to Power, which is precisely the Will to Life–Granting that as a theory this is a novelty–as a reality it is the FUNDAMENTAL FACT of all history;

let us be so far honest towards ourselves!




PDBM – 259.
S’abstenir réciproquement de froissements, de violences, d’exploitations, coordonner sa volonté à celle des autres : cela peut, entre individus, passer pour être de bon ton, mais seulement à un point de vue grossier, et lorsque l’on est en présence de condition favorable (c’est-à-dire qu’il y a effectivement conformité de forces à l’intérieur d’un corps, et que les valeurs s’accordent et se complètent réciproquement).
Mais dès que l’on pousse plus loin ce principe, dès que l’on essaye d’en faire même le principe fondamental de la société, on s’aperçoit qu’il s’affirme pour ce qu’il est véritablement :
– volonté de nier la vie,
– principe de décomposition et de déclin.
Il faut ici penser profondément et aller jusqu’au fond des choses, en se gardant de toute faiblesse sentimentaleLa vie elle-même est essentiellement
  • appropriation,
  • agression,
  • assujettissement de ce qui est étranger et plus faible,
  • oppression,
  • dureté,
  • imposition de ses propres formes,
  • incorporation, et, tout au moins
  • exploitation.
Mais pourquoi employer toujours des mots auxquels fut attaché, de tout temps, un sens calomnieux ?
Mais il n’y a pas de point sur lequel la conscience commune aux Européens soit plus rebelle à l’instruction que sur celui-ci: on s’exalte partout aujourd’hui, en allant jusqu’à s’envelopper de déguisements scientifiques, à propos d’états à venir de la société où “le caractère d’exploitation”  doit se trouver aboli ce qui rend le même son à mon oreille que si l’on promettait d’inventer une VIE QUI S’ABSTIENNE DE TOUTES LES FONCTIONS ORGANIQUE.
L’” EXPLOITATION” n’appartient pas en propre à une société pervertie ou imparfaite et primitive: elle appartient en propre à l’essence du vivant, en tant que FONCTION ORGANIQUE fondamentale, elle est une conséquence de la volonté de puissance authentique, qui est justement la volonté de vie.
 
Ce corps social, dans le sein duquel, comme il a été indiqué plus haut, les unités se traitent en égales — c’est le cas dans toute aristocratie saine —, ce corps, s’il est lui-même un corps vivant et non pas un organisme qui se désagrège, doit agir lui-même, à l’égard des autres corps, exactement comme n’agiraient pas, les unes à l’égard des autres, ses propres unités.
Il devra être la volonté de puissance incarnée, il voudra grandir, s’étendre, attirer à lui, arriver à la prépondérance, — non par un motif moral ou immoral, mais parce qu’il vit et que la vie est précisément volonté de puissance. — Admettons que, comme théorie, ceci soit une nouveauté, en réalité c’est le fait primitif qui sert de base à toute histoire.
Qu’on soit donc assez loyal envers soi-même pour se l’avouer ! —
 
 

Advertisements

Comments»

No comments yet — be the first.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: